
Né en 1974 à Bumula, dans l’ouest du Kenya, le missionnaire de la Consolata, Frère Joseph Wamalwa Marango, est le fils de Mark Wamalwa et d’Agnes Nasike. Baptisé dès son jeune âge, il a fréquenté l’école dans son village natal avant de poursuivre ses études à Kakamega. C’est là qu’il fit la connaissance des missionnaires de la Consolata, parmi lesquels figuraient certains de ses camarades.
Par Jaime C. Patias *
Joseph se souvient avoir reçu plusieurs publications du Père Attilio Lerda, alors promoteur vocationnel au Kenya. Après les avoir lues, il écrivit une lettre au missionnaire et, deux semaines plus tard, reçut une réponse accompagnée d’autres informations sur les missions. Par la suite, il présenta sa demande d’entrée au séminaire. Après avoir achevé ses études secondaires, il fut invité à participer à plusieurs rencontres à Nairobi et, quatre mois plus tard, fut admis au séminaire de la Consolata.
Dans cette vidéo, enregistrée à Rome en mai 2025 à l’occasion du cours de formation permanente (G25), Frère Joseph Wamalwa retrace l’histoire de sa vocation en tant que frère missionnaire de la Consolata.
« Je veux devenir Frère »
« Dès le début, je voulais devenir Frère ». Au cours de son parcours de formation, « j’ai dû suivre plusieurs cours sur la vie religieuse, puis étudier l’ingénierie au polytechnique avant de me rendre à Sagana pour l’année de noviciat. À la fin, on m’a demandé si je voulais changer d’avis, et j’ai répondu non : je veux devenir Frère », a-t-il réaffirmé.

Dans l’Institut de la Consolata, la vocation de Frère est un appel laïc à la vie consacrée missionnaire. Le Frère ne reçoit pas l’ordination sacerdotale, mais partage pleinement la mission évangélisatrice, se consacrant à l’annonce de l’Évangile à travers des œuvres concrètes, professionnelles, éducatives et de promotion humaine.
Après avoir prononcé ses vœux temporaires, Frère Joseph fut envoyé au séminaire Allamano House avec d’autres étudiants, où il étudia au Tangaza des disciplines liées au développement humain et à la gestion de projets. À l’issue de cette formation, au lieu d’être envoyé en mission hors du Kenya, le Père Francesco Viotto lui demanda de rester dans le pays. Il prononça alors sa profession perpétuelle et fut affecté à l’Institut technique de Sagana.
« J’y ai occupé plusieurs fonctions jusqu’à devenir, en 1997, le premier directeur kényan de l’Institut technique », raconte-t-il.
« J’y ai travaillé pendant environ huit ans, une période au cours de laquelle j’ai énormément appris. Je suis heureux et reconnaissant envers Dieu, car Il m’a soutenu et m’a permis d’aider de nombreux étudiants ; le programme fonctionnait très bien. »
Par la suite, après cette riche expérience, Frère Joseph fut envoyé en Côte d’Ivoire, où il demeura pendant trois ans en exerçant des activités pastorales, une mission qui a profondément marqué sa vie.
De retour au Kenya, il travailla dans les projets de la maison Familia Ya Ufariji, qui accueille des enfants et des jeunes de la rue, leur offrant formation, accompagnement et dignité. Il servit ensuite au séminaire, puis durant quatre ans au dispensaire de Sagana, avant de bénéficier d’une année sabbatique à Nairobi.
Durant cette période, il participa à Rome au cours de mise à jour destiné aux missionnaires célébrant vingt-cinq ans d’ordination ou de profession religieuse.

« J’ai énormément appris. Des réalités que je ne connaissais qu’à travers les livres, j’ai pu les voir de mes propres yeux, ce qui m’a profondément revitalisé. J’ai visité le Vatican, les musées et la maison natale de notre Fondateur (à Castelnuovo Don Bosco), ainsi que de nombreuses églises d’une grande valeur historique. Je retourne chez moi avec tout cet héritage qui m’aidera dans mes activités futures. Je reviens même meilleur qu’à mon arrivée, et cela me rend très heureux. Je remercie la Direction Générale pour ce cours », confie-t-il.
La vocation de Frère
« Les vocations de Frères sont en diminution, mais nous espérons un avenir meilleur. En 2027, nous célébrerons l’Année des Frères et nous espérons promouvoir davantage cette vocation dans notre congrégation. Aujourd’hui, nous avons besoin de frères qui se forment, qui étudient pour devenir médecins, avocats, etc., et qui témoignent de l’amour de Dieu auprès des personnes vers lesquelles ils seront envoyés. Il est temps que tous les missionnaires s’engagent à promouvoir la vocation de Frère. Nous vivons à une époque où les gens sont extrêmement occupés et oublient leur foi ; c’est précisément vers eux que nous sommes appelés à aller. Cela pourrait avoir un impact profond sur leur vie », conclut le religieux.
Père Jaime C. Patias, Bureau de la Communication